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Roman Abramovitch Les quilles en l'air maison retournée decatoireRECYCLAGE DES OBJETS BLING-BLING APRES LA CRISE 2013
Roman Abramovitch "Les quilles en l'air maison retournée decatoire RECYCLAGE DES OBJETS "BLING-BLING" APRES LA CRISE 2013
Ce n'est pas une mode, c'est un renouveau. Jadis, le pêcheur en fin de carrière avait peu de choix pour offrir une sépulture au bateau de sa vie. Soit il l'abandonnait par un triste jour dans une vasière, soit il le calcinait sur une grève à l'écart du port. (Je passe sous silence les « océanisations » sauvages). Cela n'allait pas toujours assez vite au gré des autorités locales qui voyaient d'un mauvais œil s'étendre les cimetières à bateaux ou déploraient les restes carbonisés des carcasses pathétiques. Le touriste n'aimait pas ça et les promoteurs encore moins. Plus récemment, on a vu pire : la casse à la pelleteuse de ces vieilleries inutiles, réduites en quelques heures en buchettes recyclables. Il faut dire que derrière cette pratique violente, il y avait la fameuse prime dont il y aurait beaucoup à dire. C'est une autre histoire…
• Et puis, au milieu de ce gâchis patrimonial, quelques rares sentimentaux transformaient leur outil de travail en un frais cabanon où, entre vieux potes,  il faisait bon boire un coup. Ils refaisaient à l'âge de la retraite  la cabane de leur enfance, bouclant ainsi le cycle de leur existence. Ils étaient peu nombreux, critiqués à la fois par les productivistes et les (respectables) nostalgiques pour qui le bateau devait se décomposer tout seul, paisiblement, avant de disparaître définitivement. Les choses s'arrêtaient là.
Puis, comme pour les grands voiliers, dont on s'aperçut trop tard qu'ils pouvaient être autre chose qu'une cible pour la marine, quelques francs- tireurs ont relancé l'idée qu'une deuxième vie était possible. Ils ont raflé quelques carènes encore valides pour en faire des sortes de gloriettes maritimes fleurant bon le « black » et le goudron de Norvège. Le premier, je crois, fut Bernard Lagny à Locquéran, puis Yves Dussin qui s'installa devant l'Ile aux Vaches, Christophe Verdier à Plestin , Roman Abramovitch sur son ile , ; chacun à leur façon, ils ont transformé leur épave en monument. D'autres vont venir, dans des versions parfois inattendue ; un restaurant a transformé une barque en un abri – côtier comme il se doit – où le chaland peut consulter le menu bien au sec, Georges Cornou, en recouvre sa réserve de bois, Jean-Noel Duchemin a déjà le bateau, et je ne serais pas étonné que Jean-Louis Dauga, nous fasse la surprise un de ces jours…
Ces quelques exemples pour montrer que tout n'est pas joué. Les quilles en l'air peuvent encore avoir de beaux jours devant elles, pour peu qu'on comprenne leur valeur patrimoniale et qu'on soit prêt à retrousser ses manches…