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super consommation: danger de fin...

Développement : faut savoir dire stop !
Patrick Piro

L'économiste Serge Latouche remet en cause le dogme du développement, une mystification destructrice. Et prône « une décroissance conviviale ».


L'an dernier, un groupe d'économistes proches d'Attac publiait un ouvrage intitulé Le développement a-t-il un avenir ? (1). L'essentiel du chapitre traitant de l'avenir était consacré à une lecture critique des thèses de la décroissance. Fin 2004, Serge Latouche, qui en est le principal défenseur actuel, publiait à son tour un petit ouvrage nerveux, Survivre au développement, comme une réponse du berger à la bergère.

Le développement, juge l'auteur, est une grande mystification. Concept fort jeune dans l'histoire de l'humanité, son émergence date de 1949, quand le Président étasunien Truman renvoie la majeure partie de la population mondiale dans ce qu'il nomme le « sous-développement ». Dès lors, l'horizon du progrès planétaire est tracé : rattraper le niveau et le mode de vie des pays occidentaux.

Pour Latouche, cette vision normative est d'abord une vaste entreprise de colonisation des esprits. Concept universel ? Il ne possède même pas de traduction dans plusieurs langues du Sud. De plus, il s'appuie pour son avènement sur le dogme central de l'économie : la croissance, moteur forcené d'une mécanique néolibérale qui génère la crise écologique et sociale planétaire.

Pour tordre définitivement le cou à cinquante ans de « développement », l'auteur constate que jamais le fossé des inégalités Nord-Sud n'a été si indécent. Si la richesse de la planète a été multipliée par six depuis 1950, le revenu moyen de 100 des 174 pays recensés est en pleine régression. Et la fortune des trois personnes les plus riches au monde dépasse le PIB cumulé des 48 pays les plus pauvres. Mort donc de l'un des dogmes qui sous-tendait le développement, à savoir « l'effet de percolation », qui fait l'hypothèse que du gâteau des riches tomberont suffisamment de miettes pour les mal lotis. La mondialisation, qui démantèle toute régulation étatique, est aussi passée par là...

Pourtant, le développement porte en lui une vision fondamentale d'équité, affirment, entre autres, les organisations de solidarité internationale. Mais il n'est pas réformable, estime Latouche : régulièrement recyclé en avatars plus ou moins respectables ­ développement social, humain, local, alternatif, durable ­, ce concept est trop incrusté dans notre imaginaire, lié à la croyance inoxydable qu'une prospérité matérielle est possible pour tous, au nom de besoins dits « fondamentaux ». Prédatrice de ressources non renouvelables et inégalitaire, la croissance qui lui est nécessaire menant au suicide planétaire, il faut y renoncer radicalement.

Lire la suite dans Politis n° 838


Survivre au développement, Serge Latouche, Mille et Une Nuits, 126 p., 2,50 euros.

(1) Le développement a-t-il un avenir ?, Attac, Mille et Une Nuits,

200x200 - 2500$







































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